CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Dr. SEINY BOUKAR Lamine (Directeur Général)

La méthode PRASAC est une mise en réseau des chercheurs des pays de la zone CEMAC autour des thématiques communes.

La programmation des activités régionales s’appuie sur les priorités nationales des institutions partenaires ; elle se réalise selon une démarche largement participative et la mise en œuvre des activités communes qui se fait selon le principe de partage des tâches et des responsabilités entre partenaires.

L’animation scientifique régionale se caractérise par la mobilité des chercheurs à l’occasion des formations de groupe ou sur site, par les appuis techniques et de manière permanente par des échanges électroniques.

Ces pratiques auxquelles s’ajoute une forte volonté de renforcement des capacités nationales d’intervention ont constitué le socle des résultats générés par le PRASAC et appréciés à différents niveaux.

Initialement conçu pour être un projet, le PRASAC a évolué et est devenu une institution pérenne au service de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). A ce titre, il constitue un cadre de mobilisation de toutes les énergies scientifiques nationales autour des questions de développement agricole à travers des projets spécifiques d’intérêt régional qu’il est susceptible d’abriter. Le projet ARDESAC constitue le tout premier projet logé au PRASAC. Des échanges ont été engagés, dans ce cadre, avec la Banque africaine de développement (BAD) qui encourage de telles initiatives et pourrait appuyer le renforcement de la dynamique de coopération scientifique en Afrique Centrale. Le CTA a déjà manifesté son intérêt pour le PRASAC en appuyant notamment les activités de valorisation, L’Union Européenne pourrait poursuivre et renforcer son appui à la Recherche Développement , notamment dans le cadre des accords de partenariat en construction avec les grands ensembles régionaux. Enfin c’est une forte mobilisation des partenaires locaux qu’il faut aussi entreprendre si l’on veut pérenniser le rôle de la recherche dans les processus de développement.

Au vu de l’expérience du PRASAC maintenant consolidée en zone de savanes, un des principaux enjeux est d’étendre la méthodologie de travail en commun aux écologies forestières et à d’autres domaines de recherche. Cette extension est attendue avec enthousiasme par l’ensemble de la communauté scientifique de la zone CEMAC.

La création récente de la Conférence annuelle des Recteurs des universités d’Etat et des Responsables des organismes de recherche d’Afrique centrale, à laquelle le PRASAC participe activement, constitue un cadre approprié de réflexion et d’échanges sur la mutualisation des connaissances et des moyens dans notre zone.