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  • PRASAC-CEMAC

    PÔLE REGIONAL DE RECHERCE APPLIQUEE AU DEVELOPPEMENT DES SYSTEMES AGRICOLES D'AFRIQUE CENTRALE (PRASAC)

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    PRASAC EST UNE INSTITUTION SPECIALISEE DE L'UEAC-CEMAC.

  • PRASAC-CEMAC

    PÔLE REGIONAL DE RECHERCE APPLIQUEE AU DEVELOPPEMENT DES SYSTEMES AGRICOLES D'AFRIQUE CENTRALE (PRASAC)

Un réseau des institutions de recherche agricole en Afrique Centrale

Nous avons 56 invités et aucun membre en ligne

PRASAC

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DIRECTION GENERALE DU PRASAC
 
PROJET MANIOC (n°DCI-FOOD/2010/252-886)

 

CD ROM PRASAC

 

 

 

 

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Thèses sur les savanes Ce Cdrom rassemble 17 thèses soutenues entre 2002 et 2011, dont les recherches de terrain ont été réalisées en zone de savanes d’Afrique centrale (Cameroun, république Centrafricaine et Tchad). Elles concernent diverses disciplines (zootechnie, pastoralisme, économie, sociologie, géographie) et abordent des questions relatives au développement agricole et rural de cette gestion : gestion des espaces et des ressources naturelles, développement des filières d’élevage, relation agriculture-élevage, gestion de la fertilité des sols, agro physiologie du cotonnier, stratégies d’adaptation des exploitations agricoles et organisation des filières.
Les mille et une photos figurant sur ce cédérom ont été prises dans le cadre du PRASAC par les chercheurs suivants : A. Dairou, a. Teyssier, B. Faye, B. Mathieu, Ch. Bois, C. Cerdan, D. Chavatte, Délégation Nationale Prasac Cameroun, E. Vall, D. Chavatte, G. Duteurtre, G. Magrin, H. Guibert, J.Y. Jamin, J.P. Olina, L. Seiny Boukar, M. Cathala, M. Havard, M. Theze, Netoyo, R. Kuln, R. Pourtier, T. Vicao, Stagiaires Gr Engref Les photos sont classées par grands thèmes : Paysages, Aménagements, Villages, Villes, Végétation, Animaux, Cultures, Pêche, Portraits, Outils, Pratiques, Transport, Transformation, Laboratoires, Formations, Expérimentation...t ut labore et dolore magna aliqua.
Colloque 2002 Dans les savanes Africaines, l'environnement de la production agricole évolue fortement : monde
Colloque 2009 L’objectif du colloque « Savanes africaines en développement : innover pour durer » est de présenter un état des travaux de recherche-développement conduits dans les zones de savanes d’Afrique subsaharienne, en rapport avec les mutations actuelles et de préparer l’avenir de ces zones. Des échanges qui furent riches au cours de ce colloque, il apparaît des progrès dans la qualité et les résultats des recherches effectuées par les équipes d’Afrique centrale depuis le colloque de 2002.
La gouvernance institutionnelle du PRASAC au niveau régional comprend : un Conseil d’Administration, un Conseil scientifique, une Direction générale. Au niveau national, il y a le Comité Recherche Développement (Comité R/D) et la Délégation nationale. Les chercheurs, organisés en réseaux et équipe thématiques de recherche, sont issues des institutions nationales de recherche agricole, des Universités et d’autres entités nationales.
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Organisation institutionnelle

Au plan national (partenaire), le PRASAC est représenté par un dispositif de coordination de ses activités : la Délégation nationale. Celle -ci rassemble les ressources humaines impliquées dans les activités du PRASAC à savoir : chercheurs, universitaires, cadres de projets de développement et des organisations non gouvernementales (ONG), représentants des organisations professionnelles agricoles (OPA). Outre cette Délégation nationale, il existe un organe de concertation, le Comité recherche-développement (CRD) qui regroupe annuellement les différents partenaires (recherche, développement, société civile, etc..) dans un but d’évaluation et de programmation.

Au plan régional, la coordination scientifique régionale (Direction scientifique) s’appuie sur des animations thématiques régionales et un Conseil scientifique (organe consultatif du CA).

 La Direction Générale du PRASAC, basée à N’Djaména au Tchad, est placée sous la responsabilité d’un Directeur Général, assisté d’un Directeur scientifique et d’un Directeur Administratif et Financier. Cette structure qui s'adapte au contexte des projets spécifiques que le PRASAC est susceptible d’abriter, rend compte devant le Conseil d'Administration ou bien le Comité de pilotage au sein duquel la CEMAC, le CORAF et tous les partenaires scientifiques, techniques et financiers sont représentés.

voir l' organigramme du PRASAC

Le partenariat au sein du PRASAC

bénéficiaires directs et acteurs principaux du PRASAC sont trois institutions scientifiques d’Afrique Centrale – IRAD (Cameroun), ICRA (Centrafrique), ITRAD et LRVZ (Tchad) qui se sont mobilisés avec à leurs côtés trois institutions scientifiques du Nord : le CIRAD et l’IRD (France), et l’Université de Leyde (Pays-Bas). Les universités de la sous-région (Bangui, Dschang, N’Djaména, N’Gaoundéré, et Zaria) sont étroitement associées à cette dynamique, ainsi que les acteurs du développement (producteurs, OPA, projets, ONG, etc.).

Le principe de partenariat au sein du PRASAC, qui reste toujours ouvert aux adhésions nouvelles, est fondé sur un partage des tâches et des responsabilités :

  • les SNRA mettent à disposition les moyens humains pour la mise en œuvre des activités, les infrastructures (laboratoires, bureaux, etc.) et le fonctionnement de base (eau, électricité, téléphone, personnel d’appui) ;
  • Les partenaires scientifiques internationaux apportent les ressources humaines (chercheurs expatriés ou experts en mission) et un appui à l’organisation et au suivi de la formation des chercheurs du sud, y compris dans leurs structures.
  • Le PRASAC assure les moyens matériels (véhicules, matériels de terrains, matériel informatique) et de fonctionnement (carburant, frais de mission, etc..), l’appui à la coordination des activités (réunions, animation, etc.) et les bourses de formation (renforcer les capacités nationales de recherche).

Evaluation des activités du PRASAC (1998 – 2002)

Deux évènements majeurs ont marqué de manière significative la vie scientifique du PRASAC : l’évaluation externe diligentée par le Ministère Français des Affaires étrangères (juillet 2001), et le colloque international de Garoua (mai 2002).

L’évaluation a relevé les faiblesses du PRASAC (collaboration insuffisante entre les différentes composantes du projet, manque de publications dans les revues à comité de lecture, valorisation et rapport avec le développement insuffisant, etc.) et ses forces (bonne organisation scientifique du projet, valorisation de l’aspect régional, mobilisation et encadrement de nombreux stagiaires et thésards d’origines diverses). L’évaluation après avoir également salué la reconnaissance formelle par la CEMAC et le soutien du CORAF, conclut à une nécessaire poursuite de cette dynamique porteuse d’espoir pour la communauté scientifique et le développement de la région.

Le colloque de Garoua a été le cadre de présentation de nombreux résultats et produits générés par le PRASAC. Il a été aussi la source de nouveaux thèmes de recherche dans le contexte actuel caractérisé par de fortes mutations qui s’opèrent dans les savanes d’Afrique Centrale.

voir les photos de séchage

Acquis du PRASAC


Acquis organisationnel

  • la constitution d’équipes régionales de recherche ;
  • la programmation commune des opérations de recherche, en liaison avec le développement ;
  • une répartition des travaux et une mise en commun des résultats, permettant des synergies entre les trois pays et une meilleure valorisation ;
  • une collaboration renforcée avec les producteurs et les structures de développement ;
  • une forte implication des universités de la sous-région.


Acquis scientifiques

  • un zonage agro-écologique et socioéconomique des savanes d ’Afrique centrale ;
  • des diagnostics participatifs des systèmes agraires de terroirs représentatifs des diversités régionales ;
  • des analyses de plusieurs grandes filières agricoles ;
  • des inventaires des unités de transformations artisanales des produits agricoles ;
  • des analyses des systèmes de culture et d’élevage et des pratiques de traction animale ;
  • la mise en place d’un système d’information géographique et de bases de données.


Produits

  • des innovations techniques testées avec les agriculteurs (équipements de traction animale, protocole vaccinal, aménagements antiérosifs, etc.) ;
  • des procédés de transformation améliorés pour le manioc, les céréales, les fruits et légumes
  • des données chiffrées et cartographiées sur les filières : arachide, tomate séchée, bovins, porcins, bois de feu, etc. ;
  • un Atlas “ Agriculture et Développement rural des Savanes d’Afrique centrale” disponible sur papier et bientôt sur cédérom interactif ;
  • une bibliographie des travaux de recherche et de développement (papier et cédérom interactif) ;
  • les actes du colloque “ Savanes africaines : des espaces en mutation, des acteurs face à de nouveaux défis, 27-31 mai 2002, Garoua, Cameroun” sur cédérom ;
  • un numéro spécial des Cahiers Agriculture ;
  • des Fiches techniques (plus de 50).


Renforcement des capacités

  • des formations universitaires : DEA (5) et doctorats (11)
  • des formations qualifiantes de courte durée (10) ciblées sur des problématiques techniques spécifiques ;
  • l’accueil en formation de près de 100 stagiaires de niveau ingénieur, maîtrise, DEA ou doctorat sur les terroirs du PRASAC ;
  • une méthode opérationnelle de formation-conseil des agriculteurs : le conseil de gestion aux exploitants agricoles ;
  • des ateliers de réflexion et de formation avec le développement et les paysans (conseil agricole, stockage de l’oignon, transformation des céréales, suivi des marchés, sarclage mécanique) ;
  • une forte collaboration avec les universités de Bangui, Dschang, N’Djamena, N’Gaoundéré et Zaria (ABU).

Nouveau contexte institutionnel et nouveaux défis

Dans son nouveau contexte institutionnel, Le PRASAC vise à fédérer les systèmes de recherche agronomique des pays membres de la CEMAC , en s’intéressant à l’ensemble des écologies de cette région. Plus récemment, il a été souhaité qu’il puisse tout simplement constituer une plateforme présentant une diversité des domaines de recherche : santé, culture, dynamiques démographiques etc…

En fonction des enjeux prioritaires, des moyens disponibles et des ressources humaines mobilisables, des projets spécifiques se mettront en œuvre et refléteront cette diversité. C’est dans cette approche qu’est mis en œuvre le tout premier projet qu’abrite le PRASAC : il s’agit du projet ARDESAC

CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Dr. SEINY BOUKAR Lamine (Directeur Général)

La méthode PRASAC est une mise en réseau des chercheurs des pays de la zone CEMAC autour des thématiques communes.

La programmation des activités régionales s’appuie sur les priorités nationales des institutions partenaires ; elle se réalise selon une démarche largement participative et la mise en œuvre des activités communes qui se fait selon le principe de partage des tâches et des responsabilités entre partenaires.

L’animation scientifique régionale se caractérise par la mobilité des chercheurs à l’occasion des formations de groupe ou sur site, par les appuis techniques et de manière permanente par des échanges électroniques.

Ces pratiques auxquelles s’ajoute une forte volonté de renforcement des capacités nationales d’intervention ont constitué le socle des résultats générés par le PRASAC et appréciés à différents niveaux.

Initialement conçu pour être un projet, le PRASAC a évolué et est devenu une institution pérenne au service de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). A ce titre, il constitue un cadre de mobilisation de toutes les énergies scientifiques nationales autour des questions de développement agricole à travers des projets spécifiques d’intérêt régional qu’il est susceptible d’abriter. Le projet ARDESAC constitue le tout premier projet logé au PRASAC. Des échanges ont été engagés, dans ce cadre, avec la Banque africaine de développement (BAD) qui encourage de telles initiatives et pourrait appuyer le renforcement de la dynamique de coopération scientifique en Afrique Centrale. Le CTA a déjà manifesté son intérêt pour le PRASAC en appuyant notamment les activités de valorisation, L’Union Européenne pourrait poursuivre et renforcer son appui à la Recherche Développement , notamment dans le cadre des accords de partenariat en construction avec les grands ensembles régionaux. Enfin c’est une forte mobilisation des partenaires locaux qu’il faut aussi entreprendre si l’on veut pérenniser le rôle de la recherche dans les processus de développement.

Au vu de l’expérience du PRASAC maintenant consolidée en zone de savanes, un des principaux enjeux est d’étendre la méthodologie de travail en commun aux écologies forestières et à d’autres domaines de recherche. Cette extension est attendue avec enthousiasme par l’ensemble de la communauté scientifique de la zone CEMAC.

La création récente de la Conférence annuelle des Recteurs des universités d’Etat et des Responsables des organismes de recherche d’Afrique centrale, à laquelle le PRASAC participe activement, constitue un cadre approprié de réflexion et d’échanges sur la mutualisation des connaissances et des moyens dans notre zone.

Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d’Afrique Centrale (PRASAC)

Institution spécialisée de la CEMAC et Unité opérationnelle du CORAF/WECARD

Contexte

L’environnement des savanes est caractérisé par une écologie fragilisée par différents facteurs naturels et humains, une raréfaction des ressources naturelles et l'accentuation des conflits d’usage (agriculture, élevage, chasse, cueillette, etc.). La sécurité alimentaire y est en conséquence précaire du fait des risques climatiques aggravés par des sécheresses édaphiques et des fléaux divers qui s’abattent fréquemment sur des exploitations agricoles généralement peu équipées. De ce fait, la pauvreté est largement répandue dans ces savanes.

Le constat de ces contraintes de développement est concomitant au désengagement des Etats avec comme corollaire une recherche agricole nationale en difficulté fonctionnelle ; avec cependant, de nombreuses innovations techniques générés mais dont le niveau d’appropriation reste encore faible.

Au plan collaboratif, alors que les structures nationales de recherche du Sud ont une longue expérience de coopération scientifique avec les institutions scientifiques du Nord, la collaboration Sud-Sud est restée longtemps faible voire quasi-inexistante.

Face à ces enjeux économiques et sociaux, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) a souhaité, au travers du PRASAC, favoriser les coopérations sous-régionales pour renforcer les capacités institutionnelles et scientifiques des systèmes nationaux de recherche agricole.

Les zones de savanes et de forêts présentent chacune une unité écologique et économique qui justifie un regroupement des efforts entre pays ayant les mêmes enjeux de diversification de l'agriculture et de gestion des ressources naturelles.

 voir la carte de la zone CEMAC

 Historique

L’idée d’une nécessaire régionalisation des recherches est contenue dans les recommandations du comité scientifique du Projet Garoua. Ce projet, qui fut un cadre de collaboration bilatérale entre le Cameroun et la France pour l’appui à la recherche agricole au Nord-Cameroun, avait le mérite de disposer d’un comité scientifique au sein duquel se trouvaient des personnalités scientifiques venues de Centrafrique et du Tchad voisins. Les similitudes de situations qui étaient alors relevées dans les problématiques de développement agricole avaient justifié la recommandation de créer un cadre de synergie scientifique pour un développement solidaire des zones de savane d’Afrique centrale. Il a été convenu de l’appeler : Pôle régional de recherche appliquée au développement des savanes d’Afrique Centrale (PRASAC).

Le PRASAC a été initié au sein et avec l’appui du CORAF/WECARD, à l’initiative duquel la déclaration d’engagement des partenaires a été signée en septembre 1997 et la requête du premier financement (1998–2002) présentée à la coopération française.

Par la suite, comme sa démarche, ses activités et ses résultats ont été jugés de nature à contribuer aux objectifs d’intégration régionale en Afrique centrale, Le PRASAC a été transformé en Institution spécialisée de l’Union économique de l’Afrique Centrale (UEAC) par la Conférence des Chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) tenue en décembre 2000 à N’Djaména (Tchad). Cette reconnaissance fait du PRASAC une institution pérenne, susceptible d’abriter des projets spécifiques à l'échelle de toutes les écologies.

En conclusion, le PRASAC baptisé depuis juin 2008 Pôle régional de recherche appliquée au développement des systèmes agricoles d'Afrique Centrale, est à la fois une Institution de la CEMAC et un outil de coopération scientifique du CORAF/WECARD.

Objectifs initiaux

Le PRASAC vise à fédérer les systèmes de recherche agronomique des trois pays partenaires – Cameroun, Centrafrique et Tchad – sur les problématiques communes aux zones de savanes en leur permettant, par la mise en œuvre de synergies de recherches menées en commun, des actions de capitalisation et de diffusion de l'information scientifique, et un dialogue renouvelé avec les acteurs du développement, de :

  • trouver des réponses aux besoins des producteurs et des économies nationales et régionale ;
  • développer une coopération régionale en matière de recherche agricole ;
  • renforcer les capacités d’intervention nationales.

 

Composantes du programme d'intervention du PRASAC


Au cours de ses quatre premières années d’existence (1998 – 2002), Le programme d'intervention du PRASAC était structuré en 6 composantes de recherche correspondant aux axes stratégiques retenus (la sécurité alimentaire par les productions végétales et animales, le développement durable et la compétitivité de la filière coton) :

  • observatoire du développement, avec pour objectifs de fournir des outils d'aide à la décision pour la définition des politiques ;
  • la gestion des ressources naturelles à l'échelle des terroirs à travers des recherches spécifiques visant à définir des modalités de gestion ;
  • le conseil de gestion aux exploitations pour la mise au point de méthodes de conseil technico-économique permettant de mieux gérer les facteurs de production, d'améliorer les revenus et de stabiliser les systèmes de production ;
  • la mise au point de systèmes de culture et d'élevages alternatifs pour favoriser une intégration de l'agriculture à l'élevage et une sédentarisation durable des exploitations et des troupeaux
  • La transformation des produits végétaux afin de mettre au point des techniques adaptées aux conditions locales et à appuyer les entrepreneurs locaux ;
  • la productivité et la compétitivité de la filière cotonnière dans l'objectif d'une réduction des coûts de production du coton graine et de répondre aux exigences du marché en terme de qualité.

  Organisation institutionnelle

Au plan national (partenaire), le PRASAC est représenté par un dispositif de coordination de ses activités : la Délégation nationale. Celle -ci rassemble les ressources humaines impliquées dans les activités du PRASAC à savoir : chercheurs, universitaires, cadres de projets de développement et des organisations non gouvernementales (ONG), représentants des organisations professionnelles agricoles (OPA). Outre cette Délégation nationale, il existe un organe de concertation, le Comité recherche-développement (CRD) qui regroupe annuellement les différents partenaires (recherche, développement, société civile, etc..) dans un but d’évaluation et de programmation.

Au plan régional, la coordination scientifique régionale (Direction scientifique) s’appuie sur des animations thématiques régionales et un Conseil scientifique (organe consultatif du CA).

La Direction Générale du PRASAC, basée à N’Djaména au Tchad, est placée sous la responsabilité d’un Directeur Général, assisté d’un Directeur scientifique et d’un Directeur Administratif et Financier. Cette structure qui s'adapte au contexte des projets spécifiques que le PRASAC est susceptible d’abriter, rend compte devant le Conseil d'Administration ou bien le Comité de pilotage au sein duquel la CEMAC, le CORAF et tous les partenaires scientifiques, techniques et financiers sont représentés.

  Voir l'organigramme du PRASAC

 Le partenariat au sein du PRASAC

Les bénéficiaires directs et acteurs principaux du PRASAC sont cinq institutions scientifiques d’Afrique Centrale – IRAD (Cameroun), ICRA (Centrafrique), IRA ou ex DGRST (Congo), CENAREST (Gabon), ITRAD et IRED (Tchad) et la Direction Générale de l'Agriculture (Guinée Equatoriale) ainsi que la PROPAC qui se sont mobilisés avec à leurs côtés les institutions scientifiques du Nord : le CIRAD et l’IRD (France), et l’Université de Leyde (Pays-Bas), Université de Milan. Les Universités de la sous-région (Bangui, Dschang, Marien Ngouabi, N’Djaména, N’Gaoundéré, et Zaria sont étroitement associées à cette dynamique, ainsi que les acteurs du développement (producteurs, PROPAC, projets, ONG, etc.).

Le principe de partenariat au sein du PRASAC, qui reste toujours ouvert aux adhésions nouvelles, est fondé sur un partage des tâches et des responsabilités :

  • les SNRA mettent à disposition les moyens humains pour la mise en œuvre des activités, les infrastructures (laboratoires, bureaux, etc.) et le fonctionnement de base (eau, électricité, téléphone, personnel d’appui) ;
  • Les partenaires scientifiques internationaux apportent les ressources humaines (chercheurs expatriés ou experts en mission) et un appui à l’organisation et au suivi de la formation des chercheurs du sud, y compris dans leurs structures.
  • Le PRASAC assure les moyens matériels (véhicules, matériels de terrains, matériel informatique) et de fonctionnement (carburant, frais de mission, etc..), l’appui à la coordination des activités (réunions, animation, etc.) et les bourses de formation (renforcer les capacités nationales de recherche).

 Evaluation des activités du PRASAC (1998 – 2002)

Deux évènements majeurs ont marqué de manière significative la vie scientifique du PRASAC : l’évaluation externe diligentée par le Ministère Français des Affaires étrangères (juillet 2001), et le colloque international de Garoua (mai 2002).

L’évaluation a relevé les faiblesses du PRASAC (collaboration insuffisante entre les différentes composantes du projet, manque de publications dans les revues à comité de lecture, valorisation et rapport avec le développement insuffisant, etc.) et ses forces (bonne organisation scientifique du projet, valorisation de l’aspect régional, mobilisation et encadrement de nombreux stagiaires et thésards d’origines diverses). L’évaluation après avoir également salué la reconnaissance formelle par la CEMAC et le soutien du CORAF, conclut à une nécessaire poursuite de cette dynamique porteuse d’espoir pour la communauté scientifique et le développement de la région.

Le colloque de Garoua a été le cadre de présentation de nombreux résultats et produits générés par le PRASAC. Il a été aussi la source de nouveaux thèmes de recherche dans le contexte actuel caractérisé par de fortes mutations qui s’opèrent dans les savanes d’Afrique Centrale.

 voir les photos de séchage

Acquis du PRASAC

Acquis organisationnel
  • la constitution d’équipes régionales de recherche ;
  • la programmation commune des opérations de recherche, en liaison avec le développement ;
  • une répartition des travaux et une mise en commun des résultats, permettant des synergies entre les trois pays et une meilleure valorisation ;
  • une collaboration renforcée avec les producteurs et les structures de développement ;
  • une forte implication des universités de la sous-région.

Acquis scientifiques

  • un zonage agro-écologique et socioéconomique des savanes d ’Afrique centrale ;
  • des diagnostics participatifs des systèmes agraires de terroirs représentatifs des diversités régionales ;
  • des analyses de plusieurs grandes filières agricoles ;
  • des inventaires des unités de transformations artisanales des produits agricoles ;
  • des analyses des systèmes de culture et d’élevage et des pratiques de traction animale ;
  • la mise en place d’un système d’information géographique et de bases de données.

Produits

  • des innovations techniques testées avec les agriculteurs (équipements de traction animale, protocole vaccinal, aménagements antiérosifs, etc.) ;
  • des procédés de transformation améliorés pour le manioc, les céréales, les fruits et légumes
  • des données chiffrées et cartographiées sur les filières : arachide, tomate séchée, bovins, porcins, bois de feu, etc. ;
  • un Atlas “ Agriculture et Développement rural des Savanes d’Afrique centrale” disponible sur papier et bientôt sur cédérom interactif ;
  • une bibliographie des travaux de recherche et de développement (papier et cédérom interactif) ;
  • les actes du colloque “ Savanes africaines : des espaces en mutation, des acteurs face à de nouveaux défis, 27-31 mai 2002, Garoua, Cameroun” sur cédérom ;
  • un numéro spécial des Cahiers Agriculture ;
  • des Fiches techniques (plus de 50).

Renforcement des capacités

  • des formations universitaires : DEA (30) et doctorats (50)
  • des formations qualifiantes de courte durée (10) ciblées sur des problématiques techniques spécifiques ;
  • l’accueil en formation de près de 500 stagiaires de niveau ingénieur, maîtrise, DEA ou doctorat sur les terroirs du PRASAC ;
  • une méthode opérationnelle de formation-conseil des agriculteurs : le conseil de gestion aux exploitants agricoles;
  • des ateliers de réflexion et de formation avec le développement et les paysans (conseil agricole, stockage de l’oignon, transformation des céréales, suivi des marchés, sarclage mécanique) ;
  • une forte collaboration avec les universités de Bangui, Dschang, N’Djamena, N’Gaoundéré et Zaria (ABU).

 Nouveau contexte institutionnel et nouveaux défis

Dans son nouveau contexte institutionnel, Le PRASAC vise à fédérer les systèmes de recherche agronomique des pays membres de la CEMAC , en s’intéressant à l’ensemble des écologies de cette région. Plus récemment, il a été souhaité qu’il puisse tout simplement constituer une plateforme présentant une diversité des domaines de recherche : santé, culture, dynamiques démographiques etc…

En fonction des enjeux prioritaires, des moyens disponibles et des ressources humaines mobilisables, des projets spécifiques se mettront en œuvre et refléteront cette diversité. C’est dans cette approche qu’est mis en œuvre le tout premier projet qu’abrite le PRASAC : il s’agit du projet ARDESAC

 CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Dr SEINY BOUKAR Lamine

Premier  Directeur Général du PRASAC

La méthode PRASAC est une mise en réseau des chercheurs des pays de la zone CEMAC autour des thématiques communes.

La programmation des activités régionales s’appuie sur les priorités nationales des institutions partenaires ; elle se réalise selon une démarche largement participative et la mise en œuvre des activités communes qui se fait selon le principe de partage des tâches et des responsabilités entre partenaires.

L’animation scientifique régionale se caractérise par la mobilité des chercheurs à l’occasion des formations de groupe ou sur site, par les appuis techniques et de manière permanente par des échanges électroniques.

Ces pratiques auxquelles s’ajoute une forte volonté de renforcement des capacités nationales d’intervention ont constitué le socle des résultats générés par le PRASAC et appréciés à différents niveaux.

Initialement conçu pour être un projet, le PRASAC a évolué et est devenu une institution pérenne au service de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). A ce titre, il constitue un cadre de mobilisation de toutes les énergies scientifiques nationales autour des questions de développement agricole à travers des projets spécifiques d’intérêt régional qu’il est susceptible d’abriter. Le projet ARDESAC constitue le tout premier projet logé au PRASAC. Des échanges ont été engagés, dans ce cadre, avec la Banque africaine de développement (BAD) qui encourage de telles initiatives et pourrait appuyer le renforcement de la dynamique de coopération scientifique en Afrique Centrale. Le CTA a déjà manifesté son intérêt pour le PRASAC en appuyant notamment les activités de valorisation, L’Union Européenne pourrait poursuivre et renforcer son appui à la Recherche Développement , notamment dans le cadre des accords de partenariat en construction avec les grands ensembles régionaux. Enfin c’est une forte mobilisation des partenaires locaux qu’il faut aussi entreprendre si l’on veut pérenniser le rôle de la recherche dans les processus de développement.

Au vu de l’expérience du PRASAC maintenant consolidée en zone de savanes, un des principaux enjeux est d’étendre la méthodologie de travail en commun aux écologies forestières et à d’autres domaines de recherche. Cette extension est attendue avec enthousiasme par l’ensemble de la communauté scientifique de la zone CEMAC.

La création récente de la Conférence annuelle des Recteurs des universités d’Etat et des Responsables des organismes de recherche d’Afrique centrale, à laquelle le PRASAC participe activement, constitue un cadre approprié de réflexion et d’échanges sur la mutualisation des connaissances et des moyens dans notre zone.

 

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