La réussite d’un projet de recherche pour le développement tient beaucoup à la qualité des ressources humaines engagées dans les processus.

Le PRASAC met un accent particulier sur l’appui aux formations longues. La stratégie s’appuie sur les complémentarités et les partenariats (projets bilatéraux tels que ARS2T au Tchad, les SCAC de Yaoundé et de Bangui) pour la prise en charge des bourses. Les travaux de terrain se réalisent dans les terroirs  ou sites des projets du PRASAC, selon la programmation des activités. Dans le cadre du projet ARDESAC (2004-2009), une trentaine de formations (master, DEA et doctorat) ont été lancées à l’échelle régionale. Les écoles doctorales sont situés généralement en Afrique de l’Ouest et du Centre (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Sénégal) mais aussi en France.

Dans un objectif de valorisation des résultats de la recherche, des formations courtes collectives, à destination des chercheurs des pays du/des projet(s) (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad) ont également été réalisées. Pour le cas spécifique du projet MANIOC, il s'agit de la formation sur le logiciel SPHINX et bientôt sur les Systèmes d’Information Géographique. Au temps du projet ARDESAC, les équipes ont été renforcées sur les Systèmes d’Information Géographique (2006), l’analyse des données (2007) et la rédaction scientifique (2008).


Depuis sa création, le PRASAC développe des démarches qui visent à renforcer les capacités de gestion et d’intervention des agriculteurs et des éleveurs pour leur permettre de faire face aux nouvelles contraintes et aux nouveaux enjeux. Diverses actions avaient été menées en matière de conseil à l’exploitation familiale durant la période 1998-2002. Depuis, les équipes ont pu notamment concevoir un module pédagogique de sensibilisation au conseil agricole à destination des écoles d’agricultures du Nord Cameroun (2007) et développer des modules de formation à destination des organisations de producteurs en Centrafrique (2008).